Recherche
La ferme du champ perché
Charlotte, Victor, Camille et Benoît, qui viennent de créer une exploitation maraîchère à Plougasnou, se définissent eux-même comme des néo-ruraux. Et pourtant, ils sont extrêmement qualifiés dans leur nouveau métier de maraîchers bio.
4 ingénieurs
Sur les quatre associés, trois sont ingénieurs agronomes, l’autre est ingénieur hydraulicien ! Ils racontent leurs parcours.
Victor : “J’ai grandi à l’étranger, je suis venu étudier à l’Agro de Rennes. Passionné par la mer et la gestion des ressources, je me suis spécialisé en halieutique, c’est-à-dire la gestion de pêches. J’ai été responsable d’une fédération de coopératives de pêcheurs. Mais j’avais fait un stage en culture de céréales, et c’était resté dans un coin de ma tête.”
Charlotte : “J’ai rencontré Victor à Rennes, où j’étais également étudiante à l’Institut agronomique. Après mon diplôme, j’ai travaillé dans le pétrole, puis en bureau d’études en environnement, où je m’occupais notamment de la réduction des gaz à effet de serre. Je rencontrais beaucoup d’agricultrices et agriculteurs, et, à force, ça m’a donné envie !”
Camille : “Après mes études d’ingénieur agronome, j’ai travaillé comme hydrogéologue dans un groupe où j’ai rencontré Benoît. Mais j’ai tout de suite cherché du travail ailleurs ! Je suis tombée par hasard sur une formation en agriculture urbaine, que j’ai suivie pendant huit mois, en région parisienne. C’est finalement davantage le côté agricole que le côté social qui m’a intéressée, et je me suis dit que je voulais faire de la production.”
Benoît : “J’ai fait mes études d’ingénieur hydraulicien à Grenoble. J’ai donc travaillé dans la même entreprise que Camille. C’était un travail de bureau dans une tour à Paris. En fait, le choix de l’hydraulique, c’était davantage un hasard qu’une vocation… J’ai donc volontiers suivi Camille dans sa démarche”.
“Primel, c’est super joli !”
Mais qu’est-ce qui a amené ces quatre ingénieurs à Plougasnou ? Charlotte raconte : “Nos projets se sont rejoints. Nous cherchions une maison et un hangar, quelque part en Bretagne, pas trop loin de la mer. Les étés précédents, Victor et moi avions fait du camping itinérant en Bretagne avec cette idée derrière la tête. Nous sommes venus deux fois au camping de Primel, on a trouvé que c’était super joli ! Puis l’annonce de cette maison est tombée, pendant le Covid. On n’a pas eu trop le temps d’hésiter, on a pris. D’autant qu’il y a de quoi faire deux maisons, c’était parfait.”
Un accueil incroyable
Les quatre nouveaux maraîchers se sont donc installés à Kersaint, hameau de la campagne plouganiste, début 2022. “Nous avons été très bien accueillis, note Victor, mais vraiment tout de suite adoptés par les gens du quartier ! Ils sont prêts à nous aider, ils nous invitent à l’apéro, à dîner… Des jeunes qui arrivent pour habiter à l’année, avec un projet économique, ça plaît aux gens. Ensuite, il suffit d’être ouverts et sympas !”
Légumes et œuf bios
L’atelier maraîchage de la ferme du Champ perché est déjà opérationnel : les légumes ont été semés ou plantés dès le début du printemps, et les premières récoltes ont commencé : “Nous produirons une cinquantaine de légumes différents sur toute l’année, en extérieur ou sous abris en pleine terre. Nous avons pas mal d’idées en tête, on pense au gingembre et même au thé… Nous avons commencé à planter des arbres fruitiers, pommiers, poiriers, cerisiers, mais aussi pêchers et kiwis. Et une cinquantaine de poules commencent à produire des œufs.”
Le tout en Bio, c’était une évidence…
À savoir
La ferme du Champ perché commercialise ses productions par un système de panier (voir les modalités sur la page Facebook), et va bientôt lancer un marché à la ferme.