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Hugo Le Clech, prodige de la voile
Hugo est un prodige de la voile. À seulement 21 ans, il figure déjà dans les Top 10 des championnats européens et mondiaux de sa catégorie. Un parcours exceptionnel qu’il doit à sa entourage et à sa ténacité.
Une passion partagée en famille
On peut dire qu’il est tombé dans la marmite quand il était petit. Avec un papa préparateur de bateaux de course, rien d’anormal à ce qu’Hugo démarre la voile à l’âge de 2 ans !
“Mes parents nous ont emmené naviguer en Baie de Morlaix très tôt, ma sœur et moi, en caravelle, notre bateau familial”.
Un parcours sans faute
À 10 ans, il commence à faire de l’Optimist à la Société des Régates de Térénez, intègre ensuite la section Sports études au lycée à Brest et finit 4e aux Championnats d’Europe Jeunes. Plus rien de l’arrête désormais. L’année suivante, il termine 13e aux Championnats du Monde et 9e aux Championnats d’Europe.
Ses très bons résultats lui permettent d’obtenir des aides de la Fédération pour passer en 470, la catégorie supérieure, et ainsi préparer les sélections olympiques.
“L’équipage est mixte, je navigue avec Colombe Julia. Il n’y a qu’une place dans cette discipline pour participer aux Jeux Olympiques. La sélection est rude !” Mais cela tombe bien, car l’année dernière, Hugo et Colombe ont terminé premier équipage français. Leur préparation physique se déroule à Marseille, là où auront lieu les JO de Voile 2024.
Un lien très fort avec le territoire
Ces préparations et ces compétitions lui font faire le tour du monde, mais Hugo n’en oublie pas pour autant ses racines bretonnes.
“Je reviens souvent naviguer en Baie de Morlaix. C’est comme une cure, j’ai besoin de revenir ici. Je navigue avec ma famille, mes amis.”
Quand il n’est pas sur un bateau, Hugo surfe à Locquirec où il s’adonne à une nouvelle pratique, toujours en Baie de Morlaix : le WindFoil.
“Ce qui est commun à toutes ces disciplines, c’est la sensation de liberté qu’elles procurent.”
Un pied sur l’eau, l’autre dans la recherche de sponsoring
Hugo rêve de pouvoir continuer dans la course au large. Mais pas facile lorsqu’il s’agit de trouver des financements !
“Après mon Master, j’espère pouvoir trouver un emploi qui me permette de rester sur l’eau. Je recherche des entreprises qui seraient prêtes à me verser un salaire en échange d’une visibilité liée à mon image de sportif”. Appelé « Plan emploi », ce dispositif a été créé par l’Agence nationale du Sport.
”Nous recherchons aussi des financements pour pouvoir aller aux différents championnats”.
Restés au contact de leur communauté, Hugo et Colombe partagent leur aventure sur les réseaux.
Une phrase à retenir ?
Je suis très fier que mon parcours sportif ait démarré à la Société des Régates de Térénez pour m’amener aux portes des Jeux Olympiques !